NATHANAËL, L’ÂME BRICOLEUR

Pour commencer notre présentation familiale, quoi de plus logique que d’ouvrir le bal par Nathanaël, mon grand garçon de 18 ans aujourd’hui (mon dieu, ça ne rajeunit pas).

Mon fils est né par une nuit bien neigeuse : un magnifique bébé de plus de 4 kg. Dans ce cas là, on oublie le naissance et on passe au « 1 mois » directement.

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Tout comme pour ma grossesse, la 1ère année de mon bébé a été un rêve : il dormait beaucoup et se réveillait que pour manger, être changer, jouer. Je n’ai pas réalisé qu’il prenait des forces pour la suite.
Les hurlements ont commencé vers ses 13 / 14 mois. Pour mon médecin traitant, Nathanaël avait besoin de s’exprimer. Niveau expression, on ne pouvait pas l’oublier : sur 24 heures, il dormait 4 à 5 heures et le reste du temps, il criait.

A cela, s’est ajouté les problèmes de propreté, de langage, de marche. Comme c’était mon 1er enfant,  je ne me suis pas inquiétée avant ses 24 mois. A l’époque, nous avions eu beaucoup de problèmes personnels et professionnels pour mon mari. Nous nous sommes donc installés dans la périphérie de Bordeaux. Ce fut le début du circuit des abréviations barbares : CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogique), CAMSP (Centre d’Action Médico-Sociale Précoce), avec l’école maternelle normale, puis CLIS (CLasse d’Insertion Scolaire).

A chaque fois que je voyais un nouveau spécialiste, les propos changeaient avec une seule constante : le problème ne venait pas de mon fils, mais de moi sa mère. En effet, soit j’étais trop laxiste, soit trop permissive ou encore trop émotive. A la fin, on aurait pu croire que j’étais bonne pour l’hôpital psychiatrique et j’avais presque fini par le croire.

En attendant, les retards dans tous les apprentissages continuaient : propre à 3 ans et demi, premiers mots : papa-maman à plus de 2 ans et en inversant (j’étais papa et mon mari, maman), la marche était arrivée vers 1 an et demi, en sachant que mes2000-007 souvenirs ne sont pas très sûrs car j’ai occulté beaucoup de choses pour survivre.
A l’école, c’était une catastrophe : je devais l’amener en hurlant tous les jours. Lors de la 1ère année de maternelle, Nathanaël était considéré comme un élément perturbateur par sa maîtresse. Elle le mettait de côté et il n’existait plus pour elle. Heureusement que les enseignants suivants ont été bienveillants et d’un soutien important. Malgré tout, l’école a été rapidement un lieu de souffrance pour Nathanaël.

En juillet 2006, nous sommes revenus dans notre région d’origine, la Dordogne.  Mais à ce moment là, le monde s’est effondré autour de moi : Nathanaël était orienté, par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), vers l’IME (Institut Médico-Educatif) de Rosette aux Papillons Blancs de Bergerac. Mon sentiment était que mon fils partait dans une voie de garage. Quelle erreur car ce fut la meilleure chose qu’il lui soit arrivé.

Comme on le dit souvent, la suite au prochain épisode !!!!

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2 commentaires sur « NATHANAËL, L’ÂME BRICOLEUR »

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